mercredi 6 janvier 2010

La fête des rois en babouches

L’épiphanie, la fête des rois, a toujours été une fête un peu particulière pour moi. Il y a toujours eu du gâteau, mais jamais de fêve dedans. À la fête des rois, c’est moi le roi! Et à ma fête, en plus du gâteau, il y a toujours eu de la neige…

Étrange sentiment ce matin que de fêter en « piquant une plonge » dans ma piscine… et de fêter en prenant une bière sur la terrasse, à se faire dévorer par les moustiques parce qu’ils viennent de sortir, c’est le début de la saison des pluies… D’habitude, les moustiques sont le dernier de mes soucis le 6 janvier! All good! Plusieurs réflexions étranges tout au long de la journée, des réflexions amusées et amusantes du gars qui a été modelé dans le nord et qui n’a plus de repères dans le sud!

Pour moi, Noel, le jour de l’an et ma fête sont tous reliés à la neige, l’ambiance « des fêtes » (dans mon cas c’est tout en 2 semaines) et la famille. Ici, plus ou moins rien de tout cela. Faut continuellement que je me rappelle le fait que c’est ma fête, que c’était les fêtes et tout le tralala…

Mais quel plaisir de se balader en shorts, pieds nus, sans se poser plus de questions. Depuis 3 semaines, c’est la saison des pluies. Pas caniculaire (juste très chaud et humide), pas trop de soleil, des averses relativement fréquentes… et avec la pluie viennent la végétation qui explose, et les moustiques avec!

J’aime bien cette météo, surtout que la température est dans tous les cas suffisante pour ne pas avoir à trop se préoccupper de la pluie. Dans le pire des cas je marcherai sous des trombes d’eau, heureux, et je me changerai en arrivant. Et de toute façon tout aura séché demain matin, et je serai simplement rafraîchit. Ca me plait!

Pour le reste, côté boulot ce n’est pas le rush autant qu’anticipé, mais ça progresse bien et je ne suis pas trop inquiet quant à la fin du truc. J’ai encore énormément à faire, mais j’y arriverai, comme d’hab. Plus que 10 jours d’écriture, et dans moins de 3 semaines tout sera fini! YEAH!

En attendant, je fête mon quart de siècle en feuilletant mon cadeau de fête, un guide de voyage sur la Nouvelle-Zélande… à faire rêver!

J’ai quand même eu droit à un gâteau de fête et ses 25 chandelles, superbe idée de Daniel. Je ne m’y attendais pas du tout! J’en suis très heureux!

Ah, et pis je viens de mettre en ligne des photos de la maison ici, à Brisbane, entre autres à la demande insistante de ma mère qui veut voir… Alors voilà, finalement. C’est sur Picasa…

A bientôt!

dimanche 3 janvier 2010

Esprits libres

8h, dimanche 3 janvier. Retour au boulot, retour derrière mon ordi de l'University of Queensland, prêt pour le sprint final qui me mênera à l'obtention de mon diplôme, dans trois petites semaines... De retour, et de bonne humeur. D'attaque. Je sais ce que j'ai à faire, je sais que je peux bien le faire, et surtout je suis dans un tout nouvel état d'esprit... La période des fêtes a été un temps pour décrocher, pour me reposer, mais surtout pour me changer les idées, pour faire un "reset".

Les 10 jours de notre périple entre Brisbane et Sydney ont été bien remplis d'un peu de tout. Je n'en ferai pas la chronologie, trop long et pas intéressant. Mais en voici quelques extraits savoureux que j'essaie de partager à la mesure de ce que mes mots peuvent imager...

Quel réveillon! Nous sommes au point le plus à l'est de l'Australie, nous sommes le 24 décembre, avec 16 heures d'avance sur le Québec... Le phare qui marque le Cape Byron balaie l'horizon de son faisceau surpuissant, pendant que nous savourons un autre repas frugal, constitué cette fois de tomates, céleri, pain et noix de coco... nous avions de la viande, mais pas l'envie de la cuire, pas l'appétit pour non plus. Habités par le grondement continu des vagues du Pacifique qui viennent s'abattre au bas de la falaise et sur les kilomètres de plage qui s'étendent de part et d'autre du cap rocheux, la lune presque pleine nous sert de lampadaire pendant que nous découvrons le ciel étoilé de l'hémisphère sud, et réalisons qu'il est inutile de chercher la Grande Ourse et l'étoile polaire. Ce ciel, ces étoiles, nous ne les avons jamais vus. Il est 23h, il le vent chaud balaie la côte, nous sommes en tenue d'été et le lait de coco est savoureux! Un réveillon exotique à souhaits!

Kangourou. Pendant que la recrue du volant à droite s'exerce sur un bout d'autoroute, où le défi est de ne pas conduire trop sur la ligne à gauche (sur l'extérieur de la route) et d'anticiper correctement les dépassements qui arrivent de la droite, ou de ne pas trop halluciner en prenant un rond-point dans le sens des aiguilles d'une montre, je suis passager... C'est une première pour moi, ou presque. D'être assis à gauche, dans ma voiture, ça ne m'était pas arrivé. Bon, la recrue n'était pas trop mauvaise, et j'en ai même profité pour entrevoir un kangourou dans la forêt, à quelques mètres de la route. Une belle bête, sauvage. Je pourrai dire que j'ai déjà vu un VRAI kangourou, pas seulement un de ceux qui sont pratiquement apprivoisés au zoo...

L'humilité. Il était venu pour surfer, il a bien appris sur sa grosse planche de mousse à la plage de Coolangatta. Et il s'est dit qu'il était temps d'aller plus loin. C'est comme s'il avait pris des skis en faisant du chasse-neige dans une pente-école, à Coolangatta, puis qu'il avait voulu se mettre directement au télémark dans une pente noire. Les vagues monstrueuses et la planche louée beaucoup trop petite à Coffs Harbour ont montré qui était le patron. Et le surfeur recrue en arrivée au même point que moi dans sa carrière de donteur de vagues: marcher sur l'eau, c'est pas si facile. Recevoir des murs d'eau de 2m à la figure, c'est pénible et on s'en écoeure. Et enfin... les gars qui vont et viennent comme des enfants qui jouent, debouts sur leurs planches à peine plus longue qu'eux, ce sont des kings! Mieux vaut rider des bouillons, des vagues cassées, sur une planche trop grosse, que couler sur une planche trop petite et des vagues parfaite. "You need two things: a big board, and a lot of patience" a dit le gentil monsieur qui avait pitié... En attendant, il faut de l'humilité.

Did you say two chickens for 6 dollars?!?! Quelle journée! Sydney nous a beaucoup plu, et particulièrement cette journée du 30 décembre qui restera, bien plus que par les écrits de ce carnet, marquée dans nos mémoires comme une d'exception... Elle a commencé par 2000m de natation dans la piscine olympique, à l'endroit même où Ian Thorpe a battu tous ses records aux jeux de 2000. Des installations modernes, prestigieuses, belles... Très impressionnant. Ce fut ensuite le retour en ville (les installations olympiques sont à 10 km du centre-ville), au termial des traversiers, niché au pied des gratte-ciels, au fond d'une baie surplombée à l'ouest par l'impressionnant Harbour Bridge et à l'est par les courbes majestueuses de l'Opera House, entourée d'eau sur trois côtés, tel un navire amiral prêt à prendre la mer, toutes voiles dehors. Cette traversée nous amène huit kilomètres plus loin, sur le bord de l'océan, à Manly Beach, qui, avec Bondi Beach, est une des plages très connues et surpeuplée des environs de Sydney. Nous avons ensuite pris le chemin de randonnée comme peu de gens semblent le faire, et des environs bondés de la plage nous sommes rapidement arrivés dans le bush, la "forêt" australienne, seuls... La marche un peu pénible nous a finalement amenés à un belvédère qui en valait totalement la peine, d'où on voyait le Pacifique sur un côté, le centre-ville en fond et le coucher du soleil sur la ville, à l'ouest. Magnifique. La bouteille de rosé, même sans verre, était savoureuse! Et retour au crépuscule vers le traversier, nous faisons du pouce parce que un peu exténués de notre montée de plus de 2h... Les gentils autraliens qui nous ramènent en bas nous déposent à la plage, d'où nous devons marcher pour aller jusqu'au bateau.

L'idée était de rentrer en ville et d'y manger, puis y passer la soirée... Voulant prendre un raccourci à travers une épicerie (drôle d'idée!), un employé de la boucherie nous interpelle: "Hey guys, two chickens for six dollars!". "Did you say two chickens for six dollars?!?" que je réponds. "That's what I said!!" Deux poulets plus tard, nous sommes de retour à la plage, face à l'étendue de l'océan, la plage est presque vide et la pleine lune est magnifique. Les ventres sont pleins. Et pis arrive le flash: Frisbee??? Dans le jour bondée, ce soir la plage nous appartient. Placés à plus de 50 m l'un de l'autre, nos lancés sont précis, on attrappe tout malgré qu'on n'y voie rien, le vent est bon, le sable est chaud et la lumière de la lune est parfaite. Magique. Nous rentrons avec le traversier, pour contempler la ville éclairée de tous ses feux. L'opéra est toujours aussi splendide, détachant sa blancheur sur la pénombre environnante. Le pont, long et haut, domine la situation. Et nous décidons d'aller y marcher plutôt que de rentrer directement. Nous montons et traversons à pieds le Harbour Bridge, ce qui nous laisse tout le temps d'en observer la grandeur et la beauté. Et arrivés de l'autre côté, nous loupons le dernier train nous permettant de rentrer à la voiture, ce qui nous force à patienter quelques heures avant de prendre le premier train du matin pour rentrer à l'auto, notre logis. Pas de soucis, on s'installe dans les buissons, sur un lit de paillis, à la belle-étoile pour quelques heures de sommeil avant d'aller retrouver le confort précaire de notre Mitsubishi. Tout ça en moins de 24 heures... Une suite de hasards, d'envies et de coups de têtes qui nous ont menés bien au delà de nos plans. On s'en souviendra longtemps...

Happy New Year! Un petit mot pour décrire ce que vous avez peut-être vu aux nouvelles: nous étions parmi les 1.5 millions de personnes réunies à Sydney pour le nouvel an. Une ambiance très calme, d'attente tranquille, puisqu'il faut arriver plus de 12h à l'avance pour espérer avoir une place convenable pour voir le feu d'artifice. Nous y étions à 15h30, en retard sur tous ceux qui avaient une bonne place... mais nous nous sommes tout de même incrustés sur une parcelle de gazon presque vide. L'après-midi et la soirée se sont écoulées tranquillement, bouclés sur un site avec des gens empilés tout autour. Et avec les heures monte la frénésie, des feux brefs marquent les heures dans l'attente du tournant de la nouvelle année. Et à minuit, c'est l'explosion, une incroyable harmonie uni tous les regards rivés vers le pont qui éclate de tous ses feux, tout comme la ville en fait. L'émotion et les frissons nous submergent, 2009 et fini, 2010 est lancé. Et s'ensuit un formidable torrent humain qui envahit les rues du centre-ville d'une marée humaine presque surréelle. Dans la bonne humeur, des centaines de milliers de personnes prennent le chemin du retour, quittent les berges du harbour pour se diriger vers la maison. L'euphorie, la joie et la bonne entente sont de mise. Bonne année! 10h avant l'Europe, 16h avant le Québec, Sydney, capitale mondiale du nouvel an.

Ces deux semaines ont été mémorables. Nous avons beaucoup parlé, rigolé, marché, exploré, nous sommes égarés... au hasard de nos envies. Un voyage qui nous ressemble, de liberté, où les deux protagonistes sont continuellement sur la même longueur d'onde.

Deux rouquins à la peau trop blanche ont pris la route depuis Brisbane le 23 décembre vers le sud de l'Australie... Un était d'une bonne humeur fracassante, l'autre était plutôt fragile et cassant, souvent un peu déprimé et déprimant.

Deux rouquins à la peau trop rouge et/ou bronzée se sont laissés dans un stationnement de centre d'achat en banlieue de Sydney au matin du premier janvier. Deux esprits libres. Libérés.



Je n'ai aucune photo de ce voyage, elles sont sur un appareil quelque part au Québec... Je ferai signe si elle se retrouvent sur Picasa ou sur Facebook et en mettrai le lien.

mardi 22 décembre 2009

HOLIDAYYYYYY!

Yeah! 15h40, 22 décembre. Mon bureau est propre, mon plan d’expérience est à toutes fins pratiques complété… Mon frère m’attend à la maison, je suis EN VACANCES! Enfin! Elles sont méritées je crois. Bien que je n’aie pas énormément travaillé dans la première moitié du projet, voilà plusieurs semaines que je me défonce à la tâche : j’ai pris 2 jours de congé pendant le dernier mois… L’objectif était d’arriver aux vacances de Noel et de pouvoir me permettre un repos, de profiter du temps et de la place sans être trop en retard… C’est réussi. Bon, comme toujours j’aurais pu en faire beaucoup plus, aller plus loin… Maintenant que je suis bien entré dans le sujet, je vois toutes les avenues non explorées… Mais l’objectif était d’avoir quelque chose à raconter dans mon rapport final. C’est fait. Ne reste plus qu’à l’écrire, ce sera à compter du 3-4 janvier… D’ici là : Off.

Les plans pour les prochains jours : ce soir, c’est les vacances! Nous quittons demain matin pour la Gold Coast, vers le sud. Nous irons possiblement à Coolangatta, où j’avais déjà appris à surfer, pour prendre un cours à nouveau. Le prof que j’avais est bon et le spot est super! On y dormira mercredi, le projet est de dormir à Byron Bay le soir de Noel… Ensuite, poursuite vers le sud sans objectif précis jusqu'à lundi, où nous voudrions être dans les Blue Mountains, dans l’arrière pays vis-à-vis Sydney, on voudrait aller randonner là-bas… Et pis Sydney le 30-31… Réveillon quelque part en ville, dans la folie… Jérôme prend l’avion le premier janvier et je devrais reprendre la route directement vers le nord, arrêter quelque part en chemin, éventuellement aller surfer le 2 et rentrer le 2 en soirée…

Je me doute que pour la majorité de ceux qui me lisent, l’ambiance des fêtes doit arriver à son apogée… Je vous le souhaite! Personnellement, j’en suis très loin. Je me sens plus tôt comme un 22 juin, le début des vacances à la veille de la St-Jean-Baptiste… Les fêtes, pas trop pour moi cette année. Ce sera la fête par contre, pendant 10 jours! On va bien s’amuser.

Par contre, n’ayant pas de projet précis et prévoyant dormir dans la voiture plus souvent qu’autrement, le blogue risque d’être relativement muet pour les 10 prochains jours… J’écrirai un petit mot si je peux, mais n’y comptez pas trop. Ce sera beaucoup trop rempli pour ça!!!

Je vous souhaite donc à tous et à toutes un super Merry Christmas et de superbes fêtes de fin d’année qui viennent avec. Je reviendrai en janvier pour donner le blitz final à ce projet de master que je commence à avoir gentiment hâte de terminer!!! Profitez bien des semaines à venir, personnellement chaque moment est très intense depuis quelques jours. Au travail à fond, et beaucoup de plaisir avec le frêrot lorsque j’en suis absent…

dimanche 20 décembre 2009

Australia Zoo

J’en avais parlé plus tôt cette semaine je crois, enfin… Mon frère est arrivé ce vendredi pour un deux semaines de séjour bien rempli en Australie. Nous passons les premiers jours à Brisbane, je dois encore travailler, après quoi nous partirons pour le sud, faire la route vers Sydney en environ une semaine et y passer le nouvel an…

Pour moi, c’est un énorme soulagement, ça change la dynamique, le quotidien. C’était inévitable et souhaitable… D’avoir un proche, de la famille, ou simplement le fait d’avoir un québécois à qui parler la langue de chez nous. C’est vraiment agréable d’avoir ces journées remplies, de constater que les heures passent (trop) vite sans s’en apercevoir. Bien entendu, ce n’est pas le remède miracle qui me fait oublier tout le passé… je me surprends parfois à me frustrer de me sentir encore nostalgique du passé et de ne pas profiter complètement du présent. C’est probablement normal. Il n’en demeure pas moins que je suis très très loin de l’état d’esprit dans lequel j’étais il y a quelques semaines, et ça n’a pas de prix.

Je suis allé le chercher vendredi pm à l’aéroport donc. Un moment que j’avais imaginé plusieurs fois les derniers jours. C’était génial! Il arrivait d’une tempête de neige, et à son arrivée il faisait 32 degrés avec le soleil qui tape sous les tropiques. Le choc. Il a aussi eu un peu la frousse en montant dans la voiture et se faisant conduire à gauche de la route, le volant à droite. J’ai bien rigolé! Tout ça est incroyable, le fait d’avoir quelqu’un à côté de moi qui pose un regard neuf sur tout ce qui est devenu normal pour moi me rouvrir les yeux sur tout ce que je ne voyais plus de différent par rapport à chez nous.

Samedi, je devais travailler… et j’ai profité de sa présence pour lui donner un peu de travail, histoire de me faire avancer un peu plus vite… C’était cool, et j’en ai profité pour lui faire visiter « mon » université et les labos… C’était très intéressant. Nous sommes allés nager hier soir, dans cette fameuse piscine olympique extérieure sous les palmiers. Ça aussi, génial! Et pis aujourd’hui, je prenais congé. On a conduit vers le nord, vers la Sunshine Coast (ou il pleuvait des cordes), nous sommes allés à l’Australia Zoo…

C’est le zoo imaginé, construit et animé par Steve Irwin, connu sous le nom de « Crocodile Hunter », un naturaliste/aventurier/ami des animaux australien… Plusieurs d’entre vous doivent le connaître, les autres pourront chercher sur Google… Il n’a jamais eu froid aux yeux… capturer des crocos à mains nues, des serpents venimeux, il a des centaines d’images où il joue avec les bêtes qui nous donnent des cauchemards… Impressionnant… Mais… si mon souvenir est bon, Irwin est décédé il y a 2-3 ans, tué par la piqûre venimeuse d’une raie alors qu’il plongeait…

Mais bref, il a dédié sa vie à la conservation de la faune, à faire connaître ces animaux « dangereux » pour en démystifier l’existence et améliorer la compréhension et la cohabitation des humains avec eux… Et « son » zoo en est le plus beau morceau. Son image est partout… sur toutes les publicités, les panneaux d’indications dans le zoo, on parcourt la « Steve Irwin way » pour aller de l’autoroute au parc… (Les australiens m’ont dit qu’ils n’aiment pas trop le personnage, c’est comme trop… dans ma compréhension c’est un peu comme ce que la majorité des québécois pensent de Céline Dion… Ce qu’elle fait est excellent, mais c’est pas trop grave si elle le fait ailleurs… Le zoo attire majoritairement des touristes, et Irwin faisait de la télé et de la vulgarisation à l’échelle internationale…)

Parlons du zoo en lui-même… Très impressionnant. Pour ceux qui connaissent, c’était dans le même style que le zoo de St-Félicien, avec des habitats bien recréés. À la différence qu’il y a un aspect un peu plus « cirque ». A St-Félicien (un zoo de chez moi, où on trouve les animaux du Québec dans leurs habitat naturel), les naturalistes sont avec les visiteurs, et tous observent les animaux… Ici, les naturalistes sont avec les animaux et font un spectacle pour les visiteurs…

Il est spécialisé dans les espèces qui peuplent l’Australie et l’Asie du Sud-est… Particulièrement les crocodiles, le dada du fondateur… Il y en a des gros, des petits, des très gros, des « qui mangent des oiseaux », d’autres très amorphes au fond de leur bassin… Ce sont des animaux très impressionnants, vifs et primitifs…

On en a vus de tous les styles : nourrir des éléphants et observer des tigres du Bengal, rigoler avec un wombat (une grosse marmotte à nez de cochon…) ou contempler les couleurs des perroquets qui volent librement pendant un spectacle de crocodiles… Mes le plus mémorable fut sans doute pour moi de cohabiter avec les kangourous et les koalas… particulièrement dans le cas des kangourous, on entre dans l’enclos et on peut nous sommes aussi libres qu’eux dans cet enclos… libre à nous de s’approcher comme on veut, de les nourrir ou de les caresser… J’en conviens, l’expérience et l’observation n’ont rien de très naturelles avec ces animaux surexposés à l’humain, qui ont l’habitude de manger dans la main et tout et tout… reste que de côtoyer, flatter, observer sous tous ces angles cet animal mythique, un Skippy… C’est vraiment impressionnant. On y a passé pas mal de temps, ne les avons pas nourris mais observés et touchés autant que nous voulions… Très cool.

Et pis, de quoi rendre toutes les filles jalouses… Le koala est sans aucun doute l’animal le plus cool et le plus « toutou » que je connaisse… Se nourrissant d’eucalyptus, un arbre pas très nutritif, le koala « manque d’énergie »… Il dort 20 heures par jour, blotti en boule au creux des branches… et il passe 4h par jour à être actif, à manger… Un vrai toutou. Et que dire de son pelage. On nous laisse les caresser… Soyeux, moelleux, doux et riche… Un vrai toutou. C’est incroyable!

Caresser un koala – Check!

En général, j’ai été impressionné par le nombre de reptiles que l’on retrouve dans ce zoo. Crocodiles, lézards, serpents de toutes sortes… Ils sont de loin les plus représentés en nombre d’espèces… et pour cause, ces animaux à sang chaud ont besoin des conditions du sud pour vivre. On n’en retrouve pas beaucoup au nord, mais ici, en Australie, il n’y a pas de grands animaux terrestres, mammifères ou autres. Le plus gros animal sur terre est une genre d’autruche, un peu plus petit… Les kangourous ne sont pas très grands et les crocodiles sont aquatiques…

M’enfin bref, journée géniale! La météo était plutôt moche, gris et pluvieux… mais en même temps, je préfère de loin ce genre de conditions. Il ne faisait pas froid, et pas de soleil qui tape pour nous cuire… avec un impreméable sur les épaules, on a passé une superbe journée!

Pour les deux prochains jours, j’irai travailler, le frêrot fera le touriste à Brisbane. Cap vers le sud mercredi, nous prendrons environ une semaine pour aller jusqu’à Sydney…

Je vous laisse avec ce lien vers un album de photos sur Picasa qui devrait vous donner une idée de la journée qui vient de passer… à bientôt!


Ah et pis j’oubliais : Joyeux temps des fêtes!!! Inutile de préciser que c’est pas trop dans l’air du temps ici, Nowell et tout et tout… c’est l’été! Cheers!

mercredi 16 décembre 2009

Mon épicerie n'est plus...

Surprise totale en allant faire l’épicerie ce soir. Elle est encore là, à la même place, elle a simplement changé de nom… Elle était « Coles », elle est devenue « Foodworks ».

C’est comme si en trois jours, un IGA devenait un Métro, un Coop devenait un Migros…

A l’intérieur, tout est pareil (y z’ont rien rénové, juste changé les affichages…). Tout est au même endroit qu’avant, je ne suis pas trop perdu. Ca va. Seule différence (de taille), c’est que comme la « maison » a changé, la marque maison a changé aussi.

On passe des étiquettes rouges et blanches « Coles » aux étiquettes jaunes et noires de « Black&Gold » (ça ressemble étrangement à du No Name). En gros, c’est comme si on changeait le « Nos Compoliments » pour « Le choix du président ». Ca goûte la même chose, ça coûte la même chose, ma ça a pas le même look.

Et pis y’a le rayon boucherie…. Je l’aime pas trop. J’espère qu’il se montrera plus attirant la prochaine fois. A mon Coles je trouvais tout ce que je voulais à pas trop cher. Ce soir je n’ai même pas réussi à trouver un morceau de poulet à un prix raisonnable. Mais j’aurais pu acheter un demi-kilo de cerveau d’agneau pour 80 cents.

Et pis, ô sacrilège, y z’avaient des biscuits au gruau faits maison tellement savoureux à mon ancienne épicerie… Là y’a que des trucs dans du plastique.

J’l’aimais bien mon Coles…

Z’en faites pas, je vais m’en remettre. C’est juste d’la bouffe après tout.

Et pis sinon, soirée intéressante. J’ai un nouveau coloc, un colombien qui fait un projet à l’Uni, à peu près comme moi mais en bio. Le truc cool, c’est que comme il est étranger aussi, il est intéressé, il a envie de jaser. Pour la première fois depuis que je suis ici, j’ai eu une discussion intéressante pendant que je mangeais après ma longue journée de boulot. Après mon ami péruvien, voici mon ami colombien. Sont cools ces latinos!

(Bon, quoique ce nouveau coloc peut paraître un peu étrange : hier nous marchions vers l’université. Soudain, il s’arrête, et me dit qu’il doit aller chercher des œufs de grenouille sur le terrain de golf en face, parce qu’il a plu la veille et que les grenouilles doivent avoir pondu… Bon, ben bonne journée alors. Il a finalement trouvé ses œufs, et peut ainsi étudier l’effet des UV sur le développement des embryons dans son labo. C’est bizarre la bio.)

Sur ce, je vais aller dormir en vous en souhaitant une bonne. On se rejase bientôt, perso je vais couler plein d’alliages demain encore. A bientôt.

mardi 15 décembre 2009

Work hard, play hard

Travailler fort et profiter de loisirs intenses pour faire contrepoids... Tel est le sens de cette pensée...

Dans mon cas, je me contente de la première partie depuis quelques temps, Work hard. C'est pour ça que j'écris moins, c'est pour ça que je suis crevé aussi... Mais au moins ça commence à payer. Je n'ai rien écrit depuis près d'une semaine parce que j'ai du y passer 70 heures à travailler sur mon projet... Et heureusement, ça commence à payer (enfin!).

Nous avons eu une rencontre aujourd'hui pour discuter des résultats que j'ai obtenus depuis une semaine (semaine remplie de préparation d'alliages, coulées, puis préparation d'échantillons et innombrables heures de microscopie électronique et opitque, suivies de passionnantes heures d'analyse d'images... ) Mais bon, pour faire une histoire courte, du projet qui n'allait pas vraiment très bien part il y a deux semaines, aujourd'hui c'est le jour et la nuit. J'ai montré mes résultats, et en gros le prof parle maintenant de publier les résultats dans un article scientifique, ou même de breveter certains alliages qui sont prometteurs... Bref, je ne sais pas ce que ça donnera, mais tout ça pour dire que le monsieur était très content! Et moi donc! J'ai encore autant de boulot qui m'attend pour la semaine à venir, je dois préparer un grand nombre de nouveaux échantillons (quand on pique la curiosité, ce ne sont plus les idées qui manquent!!!) Mais bref, pour l'instant c'est Work Hard...

Et le Play hard, concrètement c'est... l'aviron que j'avais jusqu'à la semaine dernière, de la natation presque quotidienne... mais surtout le show de Green Day il y a une semaine... Ca c'est pour patienter. Le play hard, il viendra bien assez vite: mon frère arrive à Brisbane vendredi après-midi. Watch out!

Bon, j'aurai quand même pas mal de travail à faire encore pendant les premiers jours de sa présence, mais ça va être malade! Mais ensuite, à partir du 22 ou 23, ciao! On part sur la trotte, on met le cap vers le sud. Surf, p'tites bières et inspiration du moment seront vraisemblablement au programme pour ce voyage. Point culminant de ce 10 jours intenses: New Year's Eve à Sydney, avec les 1.5 millions de personnes qui s'y rassemblent... Savez, ce que vous voyez à la télé en direct le matin du 31 décembre, les feux d'artifice d'Australie... On y sera!

Voilà donc, c'est ma vie palpitante de ces jours-ci. Pas énormément de choses à raconter, sinon que je travaille bien et que j'avance, enfin. Je vais le finir ce master, ça n'aura pas été facile mais on va y arriver! Bon, j'aurais tout de même beaucoup à raconter sur ce que je fais concrètement au travail, expliquer c'est quoi tout ça... J'ai pas encore perdu espoir. Simplement pas le temps... pas le temps pour rien en fait, même ma piscine a tourné au vert tellement j'ai pas eu le temps de m'en occupper. Le problème est en voie de se résorber, mais c'est quand même décevant...

Bon, sur ce, faut que j'aille faire l'épicerie. Palpitante la vie je vous dit!

A bientôt! Est-ce que c'est le temps de vous souhaiter un joyeux temps des fêtes? Ici, vraiment, ça parait pas pantoute! Noel? Où ça??? Du jamais vu, vraiment... Noel? Non! Summertime plutôt... ça ira à l'année prochaine pour avoir un vrai noel blanc. Ca commence à me manquer d'ailleurs... Moi, pelleter, j'aime bien. ça fera deux ans que je m'en passe!

Allez... See ya!


Je vous envoie ce que j'ai trouvé qui ressemble le plus à un sapin de noel ici en Australie... Bon il est un peu modeste, faisant moins de 0.1 mm de hauteur, mais vous ne trouvez pas qu'il est joli?!? Il a même une étoile au somment...

* Pour les scientifiques qui, en plus d'être émerveillés par la poésie de cette image, veulent savoir ce que c'est en fait... C'est une dendrite de Al2Cu sur fond d'eutectique ternaire Al-Cu-Si. Image prise en microscopie électronique à balayage, grossissement 1000x. Y'a tellement de belles choses à voir dans ce tout petit monde! Je suis en train de monter une collection d'images psychadéliques qui orneront peut-être les murs de mon salon un jour. De l'art contemporain.

jeudi 10 décembre 2009

21st Century Breakdown

J’ai déjà essayé pas mal de styles d’écriture sur ce blogue, il en manquait un : la critique de spectacle… J’arrive tout juste du show de Green Day, en tournée australienne… Les oreilles me bourdonnent encore, je suis exténué, j’ai encore chaud et j’ai plus de voix. Une super soirée donc!

Aller voir Green Day… William, le mec super cool de ma classe de primaire avait apporté leur premier CD, ce devait être la première fois que j’entendais ce genre de musique en sachant un peu plus ce que c’est. J’étais en quatrième année, ça fait quelques années déjà… Et jamais je n’aurais cru que j’entendrais Basketcase, un des succès de ce vieil album, planté au bout du monde, en Australie! C’était génial.

Parlons vite fait du concert. D’abord, l’endroit; au « Brisbane Entertainment Center ». Dit comme ça, ça sonne bien. J’ai quand même fait une recherche cet après-midi pour savoir un peu où nous devions aller… Surprise, c’est à 25km à l’extérieur de la ville… Un peu plus de route que prévu donc. Seconde surprise, l’endroit où c’est : perdu au milieu de nulle part, c’est assez particulier. Comme vous l’imaginez, Brisbane n’a pas d’aréna, le hockey se pratiquant seulement sur gazon ici. Mais le spectacle, c’est un truc format aréna. Y’a pas de soucis, on s’en construit un. Non, mais en fait, le Brisbane Entertainment machin, c’est ainsi comme un aréna conventionnel, mais dans sa configuration « spectacle » de manière permanente. Très particulier. Je m’attendais à un spectacle en plein-air… J’étais un peu déçu au début. Jusqu’à ce que je me rende compte qu’il y avait l’air climatisé, un GROS avantage!

Je me disais avant le spectacle que ces gars là doivent finir par être un peu dégonflés, étant en tournée autour du monde depuis des mois. Amérique du nord en été (nordique), Europe tout l’automne, et été austral qui commence pour eux… après des mois et des arénas toujours aussi remplis et aussi crinqués, je me disais. Mais non!

Que d’énergie! In-cro-ya-ble! On comprend pourquoi ils sont des vedettes internationales. Le chanteur est tout simplement phénoménal. Ils nous ont offert une performance déchaînée pendant 2h30, sans entracte! À la fin, c’est moi qui avait presque envie que ça s’arrête tellement j’étais crevé. « Jesus of Suburbia » (7min40s) en rappel, je la trouvais presque longue, malgré que ce soit LA toune! Faut dire que je me suis tenu à quelque mètres de la scène tout au long du spectacle, j’étais bien crevé…

On a bien du avoir droit à 20-25 morceaux, plus de la rigolade délirants, des cris à n’en plus finir… Les pièces du dernier album, mais aussi énormément de morceaux des albums précédents. J’ai le DVD de la tournée précédente (2005), et je connaissais une partie du show, jusqu’aux « calls » du chanteur qui ne sont pas différents de sur l’enregistrement que j’ai. Vous pourriez dire que ça manque d’originalité. Pas faux. Mais le gros avantage, c’est qu’un spectacle du genre est tellement meilleur quand on connaît les paroles! J’ai plus de voix donc ;)

Côté performance donc, c’est vraiment superbe.

Le bémol, c’est pas le problème de Green Day. C’est le problème des australiens… Chez nous, quand on va à un spectacle, on arrive à entrer en contact avec les autres personnes qui sont autour de nous, quitte à ce que ce soit pour chanter, danser, rigoler, n’importe quoi. Pas question de faire la conversation, mais juste être « ensemble ». Là, j’ai plutôt eu l’impression que chacun était « dans sa bulle avec Green Day ». Les autres spectateurs étaient en quelque sorte de trop. Ca concorde avec l’idée que je me fais de plus en plus des australiens; difficile d’entrer en contact avec eux… Je me suis répété que l’ambiance dans la foule devait être meilleure au Centre Bell en juillet.

Si ça valait le prix du billet? Pour la première fois depuis 3 semaines, j’ai passé plus de trois heures consécutives sans penser ni au travail ni à mon ex. Et à chanter et gueuler. Si ça valait le prix? J’aurais même donné du pourboire…